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Balades Cosmiques

critiques

Final Fantasy VII - Remake - La critique

3 Janvier 2021, 01:00am

Publié par Norrin Radd

Final Fantasy VII - Remake - La critique

     Il y a vingt-quatre ans déjà apparaissait sur Playstation le jeu culte Final Fantasy VII, suite du non moins culte Final Fantasy VI sorti sur Super Famicom, mais à cette date pas encore dans nos contrées (il finira par être adapté sur PSX). Autant dire que le concept de RPG tactique, à l’époque, c’était un peu flou. Pour nous, la fantasy en jeu vidéo, c’était encore Zelda et l’exploration de châteaux. Tout le monde s’est alors pris une bonne claque devant l'intensité et la richesse de l’univers proposé, et les situations inédites dans lesquelles le joueur se retrouvait plongé.

     Nous sommes en 2021, et depuis nombre de RPG sont passés sous les ponts. Désormais, il n'est plus question d'envisager le genre sans "open world", un monde ouvert truffé de quêtes. Pourtant, FF VII assume son parti-pris linéaire mais en le développant. Ainsi, plus qu’un simple remake, il nous est proposé une relecture, sur le fond et la forme, du jeu culte de Square Enix. Les capacités techniques de la PS4, poussées dans leurs derniers retranchements (Red Projekt peut en prendre de la graine) permettent d’approfondir son environnement, rempli de vie et de micro-événements en temps réel, via un graphisme hallucinant. Les personnages sont plus fouillés, des expressions de leur visage à leur voix (excellemment doublées en français !). L’univers extrêmement détaillé mais un peu statique du jeu PSX prend ainsi une ampleur incroyable qui, tout en respectant l’esprit de l’original et son romantisme, nous amène à revivre l’aventure sur un nouveau rythme. Bref : c’est beaucoup plus vivant.

     Exit les adversaires invisibles et intempestifs surgis de nulle part, qui hachuraient l’aventure. Vous les voyez maintenant arriver, comme dans un jeu d’arcade. Alors c’est fini, l’aspect tactique du combat, qui permettait de choisir son attaque ? Eh bien non. Fort astucieusement, vous pouvez mettre en pause le combat pour choisir une attaque spéciale, un sort ou, bien sûr, les fameuses incantations de divinités qui font toujours leur petit effet. Notons au passage qu'elles ne se contentent plus dune apparition, mais participent au combat l'espace de plusieurs minutes. N’espérez pas pour autant aligner les combos dévastateurs, une jauge se remplira avec vos attaques cumulées, et c’est seulement lorsqu’elle sera pleine que vous pourrez utiliser vos capacités spéciales.

     FF VII Remake, un jeu nostalgique ? Oui, bien sûr. Mais pas une transposition bête et méchante. Une adaptation intelligente, pensée en fonction des nouveaux outils disponibles. Ou quand la technologie se met au service de l’art. Les personnages, déjà charismatiques, prennent vie sous nos yeux et on a ainsi l’impression de retrouver des vieux amis. Seuls bémols : le jeu n’est pas complet, il s’agit en fait d’une première partie. On ne joue que quatre personnages (Red fait de la figuration), et on a parfois l'impression de remplissage (sous-sols à explorer, manettes à baisser...). La difficulté des boss est assez mal dosée (moins ils sont gros et plus ils sont durs), et la fin abstraite et métaphysique nous laisse sur notre... faim. Précisons toutefois que le jeu compte 18 chapitres pour une bonne quarantaine d'heures, et qu'il ne coûte que 35€... Dans ces conditions, à quand un remake de Final Fantasy VI ?

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The Mandalorian - Saison 2 - Épisode 3 - La critique

14 Novembre 2020, 01:00am

Publié par Norrin Radd

The Mandalorian - Saison 2 - Épisode 3 - La critique

     Ce troisième épisode est assez court (32 mn), assez axé sur l’action, avec un voyage en bateau plutôt original pour du Star Wars. Mando poursuit son périple sur la voie de la lose (vaisseau en lambeaux, embuscade...) à la recherche d’autres Mandaloriens, qui eux-mêmes le mèneront à des jedis à qui il pourra confier sereinement baby Yoda. Encore des Mandaloriens, donc, avec une petite surprise au passage. A l’occasion, on en apprend un peu plus sur la culture mandalorienne, pas aussi basique et cohérente qu’on l’aurait cru.

     Les références sont toujours là, le bestiaire Star Wars est bien exploité, quelques plans font avancer le schmiblick (jedi, sabre noir...) mais l’ensemble est un peu faible, même si la réalisation est toujours impeccablement torchée (atterrissage en catastrophe, attaque commando d’un vaisseau en vol...). Ca avance toujours aussi doucement, il est temps de passer la seconde !

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Un Cow-boy dans le Coton - La critique

8 Novembre 2020, 01:00am

Publié par Norrin Radd

Un Cow-boy dans le Coton - La critique

     Voici donc le nouvel album de Lucky Luke acheté, promis juré, dans une librairie juste avant le confinement. Il est ici question de la ségrégation raciale, un sujet d’actualité assez lourd jamais traité, et on le comprend, dans la BD. Toutefois, un cow-boy sur quatre était noir, fait relativement peu retranscrit dans les westerns, si ce n’est ceux de Sergio Léone. Le thème, en plus de résonner avec le mouvement Black Lives Matters, est donc cohérent et pertinent.

     Commençons par les sujets qui fâchent. Pourquoi cet horrible coton numérique en couverture ? Celui-ci tranche avec le trait du dessin, et ce choix paresseux est d’autant moins compréhensible que, dans les planches, les champs de coton sont soigneusement dessinés. Mais passons sur ce détail. Bass Reeves, chasseur de primes noir (un personnage historique), est introduit dès la première page. Lucky Luke le connaît déjà, et se montre très amical envers lui. C’est une opinion tout à fait personnelle, peut-être biaisée par mes habitudes de scénariste, mais j’aurais préféré une approche un peu moins « bisounours ». Après tout, Lucky Luke reste un homme de son temps, avec ses préjugés, et il aurait été logique que, sans pour autant être raciste, il garde une certaine distance avec Reeves. L’a-t-on déjà vu avoir pour ami un Mexicain, un Chinois ou un Indien ? Cette approche aurait permis de le voir évoluer dans ses certitudes, en faisant équipe avec un homme noir. Par ailleurs, le rôle de Reeves reste très anecdotique, et il intervient un peu comme un joker.

     Pour le reste, les points positifs, l’intrigue n’élude en rien son sujet. On est même surpris de la violence des propos tenus par les Sudistes, et par l’intervention du Ku Klux Klan. On est pas là pour rigoler, et tout cela est très sérieux. Peut-être un peu trop ? Je n’ai pas beaucoup souri à la lecture, même si Lucky Luke n’a jamais été une BD à gags omniprésents, mais en revanche j’ai parfois été mal à l’aise, notamment lors de dialogues où il est question de lynchages et de pendaisons, dans une BD pour enfants...

     Au final, Un Cow-boy dans le Coton ressemble plus à un programme pédagogique commandé par le Ministère de l’Éducation qu’à un divertissement. La BD franco-belge a toujours su traiter subtilement des thèmes adultes (cf. Le Schtroumpfissime avec la dictature) et cela semble devenir une tendance (cf. Astérix chez les Pictes avec les migrants, ou La Fille de Vercingétorix avec le féminisme...), mais ne le fait-elle pas désormais trop frontalement en oubliant au passage son rôle de divertissement ?

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The Mandalorian - Saison 2 - Épisode 2 - La critique

7 Novembre 2020, 01:00am

Publié par Norrin Radd

The Mandalorian - Saison 2 - Épisode 2 - La critique

     Avec ce second épisode, aux enjeux plus modestes et moins épiques que le premier, The Mandalorian poursuit tranquillement sa route avec sa formule désormais habituelle. Un postulat assez simple (ici, l’escorte d’une « mère pondeuse »), développé dans une intrigue formidablement fun. Une suite moins épique, donc, mais ne vous y trompez pas. Après Tremors, The Mandalorian louche cette fois du côté d’Alien, et même de sa suite Aliens via un huit-clos oppressant où le Mandalorien apparaît plus comme le roi de la lose que comme un mercenaire d’élite. Autrement dit, ça commence plutôt léger avec beaucoup d'humour, avant de virer sans prévenir à l’horreur pure. On reste soufflé par la qualité de la réalisation, confiée au réalisateur des très honnêtes Ant-Man, mais aussi des effets spéciaux qui n’ont rien à envier à ceux du cinéma. Certes, les moyens sont là, mais comparés aux SFX d’autres séries, de Netflix par exemple, le niveau de détail des textures numériques est tout simplement bluffant.

     Et donc, même qualités et défauts que d’habitude. Une astucieuse exploitation de l’univers Star Wars, un bon rythme (il faut préciser que l’épisode est plus court que le pilote), un humour qui fonctionne, mais une intrigue principale qui pédale un peu dans la semoule. Qui est baby Yoda ? Et ils arrivent quand, les Jedis ?

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The Mandalorian - Saison 2 - Épisode 1 - La critique

2 Novembre 2020, 01:00am

Publié par Norrin Radd

The Mandalorian - Saison 2 - Épisode 1 - La critique

     Plus que jamais, The Mandalorian exploite son atmosphère de western spaghetti, tout en restant cohérent avec l’univers Star Wars, de ses personnages et engins récurrents à sa technologie usée et poussiéreuse. La série recycle toujours aussi astucieusement ses éléments disparates en dépassant le cadre du fan-service pour obtenir quelque chose de cohérent, et vous ne m’en voudrez pas de ne pas en révéler plus. Tout juste peut-on dévoiler l’élément central de l’intrigue, qui exploite une courte scène d’Un Nouvel Espoir.

     Retour sur Tatooine où l’on retrouve avec joie les Tuskens et autres Jawas. Souvenez-vous d’Obi Wan sauvant Luke des Hommes des Sables en imitant le cri d’un dragon... Cette simple évocation, saupoudrée de clins d’œil aux vers des sables de Dune ou à Tremors, suffit aux showrunners pour alimenter un épisode d’une heure sans temps morts. Quant à Bobba Fett est-il de retour, comme le laisse présager le trailer ? Oui et non, comme vous le verrez.

     En tout cas, la saison 2 semble s’articuler autour du même principe que la première : des « stand alones », épisodes indépendants venant ponctuer l’intrigue autour de baby Yoda. On sait d’ores et déjà que les Jedis feront leur apparition, via les personnages d’Ahsoka (Rosario Dawson) et d’une énigmatique jeune femme interprétée par la catcheuse Sasha Banks. Logiquement, on sent un budget plus conséquent, notamment sur les effets numériques très léchés. Je n’enfoncerai pas le clou, mais The Mandalorian s’inscrit définitivement comme la digne prolongation de l’univers créé par George Lucas, là où la nouvelle trilogie a bien failli l’enterrer.

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