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Balades Cosmiques

critiques

Robocop - Mort ou Vif

12 Juin 2016, 00:00am

Publié par Norrin Radd

Robocop - Mort ou Vif

Robocop

Mort ou Vif

  • Type : comics
  • Genre : science-fiction
  • Scénario : Frank MILLER/Steven Grant/Ed Brisson
  • Dessin : Korkut Öztekin
  • Couverture : Jay SHAW
  • Traduction : Fred WETTA
  • Éditeur : Wetta Sunnyside
  • Collection : Replay
  • Date de parution : 27/05/2016
  • Format : cartonné / couleurs
  • Dimensions : 216 X 320 mm
  • Nombre de pages : 196
  • Prix : 45 €
  • ISBN : 978-2-36074012-3

Résumé éditeur :

Album cartonné grand format en couleur, reprenant l'intégralité de la saga « Mort ou vif », adaptation séquentielle du scénario original que Frank Miller avait initialement écrit pour le film « RoboCop 3 » en 1990. Victimes de la vision totalitaire de l'OCP, les habitants du vieux Détroit sont expulsés de chez eux. Leur quartier doit être rasé pour faire place à Delta City. Alors que les dissidents s'engagent dans une guérilla urbaine désespérée face à la milice privée qui s'acharne sur eux, RoboCop décide d'appliquer à la lettre sa première directive : « protéger l'innocent » et se pose en sauveur de la vieille ville. La réplique de l'OCP sera sans pitié …

Critique :

Robocop - Mort ou Vif est l'adaptation en comics du scénario écrit par Frank Miller pour le très dispensable Robocop 3. Il ne s'agit pas d'une première puisqu'en 2005 Albin Michel publiait Detroit City, transposition du script de Robocop 2 par le même Frank Miller. De la même façon, il n'assure pas ici le dessin, confié à Korkut Öztekin. La présente critique concerne l'intégrale, mais Wetta propose également l'oeuvre en 2 volumes.

Miller renoue avec toute l'ironie de la saga en accentuant le discours social de Verhoeven : son super flic devient ainsi un rebelle anti-système protégeant les habitants des ghettos menacés d'expulsion par la firme OCP, détenant désormais la ville de Detroit et sa police. L'occasion de se rappeler que Miller, pourtant habitué des déclarations plutôt marquée néo-conservatrice, surtout depuis le 11 septembre, fut l'auteur d'histoires très engagées sur le plan social et marquée à Gauche.

Soyons francs : l'objet permet surtout de constater à quel point le film fut édulcoré, adouci, là ou Robocop 2 n'hésitait à suivre les pas du premier Robocop dans l'ultra-violence. Sur la forme, le comic-book est en effet assez confus, sautant d'une scène d'action à l'autre de façon brouillonne en surfant sur les impératifs du cahier des charges Robocop (news TV, business men ou women aux dents longues, brutalités de la milice, ED 209 à l'ouest...) tout en y ajoutant quelques nouveautés, comme ce ninja cyborg dont l'idée fut reprise dans le film, qui peut aujourd'hui faire sourire en pensant qu'à l'époque, le Japon était considéré comme le principal rival commercial des USA...

Sur une idée plutôt originale (Robocop, serviteur du système à la pointe de la technologie, devenu un outlaw obsolète) le scénario a tendance à broder en s'étirant laborieusement et en versant parfois dans la caricature, là où le film de Paul Verhoeven s'avérait très subtil derrière les apparences, et où même les cadres de l'OCP pouvaient afficher une part d'humanité... Point d'ambiguïté ici : les riches sont méchants, les pauvres gentils, Robocop prend le parti des pauvres.

Robocop - Mort ou Vif présente toutefois quelques idées assez novatrices pour l'époque, purement cyberpunk dans l'âme à travers le thème de "l'esprit dans la machine", bien avant Ghost in the Shell. On regrettera d'autant plus que le film ne les ait pas reprises.

Critiques liées :

Delta City

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Le Serpent Cosmique - L'ADN et les Origines du Savoir de Jérémy Narby

31 Mai 2016, 01:00am

Publié par Norrin Radd

Le Serpent Cosmique - L'ADN et les Origines du Savoir de Jérémy Narby

Le Serpent Cosmique

L'ADN et les Origines du Savoir

de Jérémy Narby

 

  • Type : étude
  • Genre : anthropologie - sociologie
  • Auteur : Jérémy Narby
  • Éditeur : Georg
  • Collection : Terra Magna
  • Date de première parution : 16/07/1997
  • Format : grand format / broché / couverture souple
  • Dimensions : 210 X 140 mm
  • Nombre de pages : 240
  • Prix : 19,50 €
  • ISBN : 978-2-8257-0495-0

Résumé éditeur

     Depuis le XIXe siècle et le grand développement de la science occidentale, la pensée des peuples indigènes semble sans rapport avec les connaissances apportées par les sciences modernes en biologie, chimie et médecine.

     Cependant, de grands auteurs, et parmi eux Mircea Eliade, nous ont fait entrevoir que des cultures autres que celle de la pensée rationnelle étaient arrivées à un niveau de connaissance - exprimé le plus souvent dans le langage du symbolisme mythologique - par des moyens à nos yeux mystérieux, sans relation avec leur niveau de technologie.

     "La première fois qu'un homme ashaninca m'a dit que les propriétés médicinales des plantes s'apprenaient en absorbant une mixture hallucinogène, j'ai cru qu'il s'agissait d'une plaisanterie." Un anthropologue étudiant l'écologie d'un peuple indigène de l'Amazonie péruvienne se trouve confronté à une énigme: les Indiens, dont les connaissances botaniques sont admirées par les scientifiques, lui expliquent invariablement que leur savoir provient des hallucinations induites par certaines plantes. Dans une enquête qui s'étale sur dix ans, de la forêt amazonienne aux bibliothèques d'Europe, il réunit suffisamment d'indices pour être convaincu que la réponse à l'énigme se trouve dans l'ADN, la molécule de vie présente dans chaque cellule de chaque être vivant. Son hypothèse ouvre de nouvelles perspectives sur la biologie, le savoir des peuples indigènes, l'anthropologie et les limites du rationalisme.

Critique

Attention : même s'il ne s'agit pas d'un roman, je dévoile ici quelques conclusions des recherches de l'auteur dont vous souhaitez peut-être conserver la surprise à la lecture...

     Permettez-moi une nouvelle fois de m'écarter sensiblement des thèmes de prédilection de ce blog pour aborder un livre qui n'est, finalement, pas si hors-sujet que cela puisqu'il nous invite à suivre les balades cosmiques de son auteur...

     Soyons clairs tout de suite : il ne s'agit pas ici de l'œuvre d'un illuminé au profit d'une quelconque secte ou de je-ne-sais-quel prosélytisme, mais du fruit des études d'un anthropologue reconnu spécialisé dans les tribus d'Amazonie, et plus précisément leur "médecine". Médecine entre guillemets car, si 90% des médicaments de notre science médicinale sont en fait issus de la synthèse des molécules de plantes extraites d'Amazonie, véritable "bibliothèque" dont on est encore loin d'avoir exploré toutes les ressources, leur utilisation par les "shamans", sorte de "guérisseurs" locaux - tout cela encore une fois entre guillemets - diffère bien sûr de celle de nos médecins et de leurs prescriptions sur ordonnances.

     Bref, il n'est pas question dans ces recherches de promouvoir les soins par les plantes au détriment de la méthode scientifique, malgré les résultats réels obtenus par les shamans (peut-être psychosomatiques), mais dans un premier temps de s'intéresser à la façon dont ces guérisseurs choisissent les remèdes en fonction de chaque mal, parmi des dizaines de milliers de plantes à leur disposition dans la forêt. Tout cela nous amène à l'Ayahuasca.

     En vivant parmi une tribu d'Amazonie dans le cadre de ses études, l'auteur n'eut aucun mal à obtenir d'un shaman ses "secrets", qu'il lui livra avec une franchise et une naïveté déconcertantes. Pour soigner ses patients, il lui suffisait en effet de boire une mixture à base d'une liane, l'Ayahuasca, lui permettant d'entrer en contact avec les esprits de la Nature qui lui révélaient les plantes à utiliser pour soigner chaque mal. Bien entendu, l'auteur désira tenter l'expérience et le guérisseur accepta sans aucune réticence. C'est ici que nous en venons au fameux "Serpent Cosmique" du titre, car l'auteur a ainsi rencontré ces "esprits", ou  plutôt cet esprit apparaissant sous la forme d'un double serpent lumineux multicolore, avec qui il put converser.

     Cette expérience initialement désagréable mais puissante, ce "cauchemar sous contrôle" plusieurs fois renouvelé l'amena, de retour au pays, à se documenter sur l'existence de serpents jumeaux ou de dragons dans les mythologies ou religions. Et à son grand étonnement, il découvrit sa présence depuis des milliers d'années dans quasiment toutes les croyances du monde, sous une forme ou sous une autre, de l'Ouroboros égyptien au serpent de la Genèse en passant par le Jörmungand scandinave... Un indice, s'il en est, que les shamans actuels ne furent sûrement pas les premiers "voyageurs spirituels" à avoir fait la "rencontre" du "Serpent Cosmique" !

     Mais ses recherches ne devaient pas s'arrêter là. Sur les conseils du guérisseur, qui lui indiqua de façon sous-jacente que, contrairement à son habitude, il ne trouverait les réponses à ses questions qu'en privilégiant la forme sur le fond, l'auteur réfléchit à l'une de ses anecdotes : pour soigner la morsure de tel serpent à crocs blancs, il lui fallait utiliser une plante où étaient dessinés des crocs blancs, car "la Nature nous donne des indices"... Ainsi c'est en se concentrant sur la forme, et par conséquent sur la forme de ces serpents jumeaux entrelacés, qu'il en vint à s'intéresser à l'ADN.

     En observant les tableaux d'un artiste à la mémoire photographique ayant ingéré l'Ayahuasca, Pablo C. Amaringo, il fut en effet frappé par la ressemblance des motifs avec la double hélice de l'ADN, mais aussi avec des gamètes et autres éléments organiques visibles au niveau moléculaire... Ainsi, l'Ayahuasca ne permettrait pas de communiquer avec des éléments extérieurs, mais plutôt intérieurs, avec des êtres conscients présents dans chaque chose vivante, y compris dans les végétaux... Mais sa réflexion ne s'arrête pas là, allant jusqu'à comparer l'hélice de l'ADN avec l'échelle des mythologies et religions liant le monde des hommes aux sphères supérieures de la réalité (par exemple l'"Échelle de Jacob").

     Ses conclusions, si l'on est pas obligés d'y adhérer, s'avèrent souvent vertigineuses et remettent totalement en perspective la perception classique des choses en faisant de l'ADN l'auteur primordial, intelligent et conscient, de toute chose vivante, dont l'action invisible au niveau de l'infiniment petit orienterait l'évolution de toute l'humanité. Ainsi, les solutions à toutes les questions ne se situeraient pas là où on a l'habitude de chercher, dans les étoiles, dans le monde de l'infiniment grand, mais au cœur de la matière...

     Une lecture indispensable pour vous faire votre propre idée.

 

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X-Men - Apocalypse - La critique de l'Odieux Connard

26 Mai 2016, 00:00am

Publié par Norrin Radd

X-Men - Apocalypse - La critique de l'Odieux Connard

Je vous avais promis de vous les annoncer, voici la nouvelle critique de l'Odieux Connard concernant cette fois-ci le film X-Men Apocalypse.

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Le Petit Prince - Hommages

23 Mai 2016, 00:00am

Publié par Norrin Radd

Le Petit Prince - Hommages

Le Petit Prince - Hommages

  • Type : bande-dessinée
  • Genre : conte
  • Scénario : collectif
  • Dessin : collectif
  • Éditeur : Glénat
  • Collection : Le Petit Prince
  • Date de parution : 25/05/2016
  • Format : cartonné / couleurs
  • Dimensions : 240 X 320 mm
  • Nombre de pages : 56
  • Prix : 14,50 €
  • ISBN : 978-2-7234-8477-0

Résumé éditeur :

Dessine-moi un Petit Prince...

Le Petit Prince, né sous la plume d’Antoine de Saint-Exupéry, est l’un des personnages de la littérature les plus reconnus à travers le monde. Son univers, infiniment graphique, a été maintes fois transposé à l’image – dernièrement dans le magnifique film d’animation de Mark Osborne –, et notamment en bande dessinée. Ce livre vous propose de retrouver une compilation des plus beaux hommages en cases et en bulles réalisés par quelques grands auteurs de la bande dessinée, toutes générations confondues : de Mœbius à Tebo, en passant par Griffo, Mathieu Bonhomme ou Makyo... Des interprétations sous forme d’histoires courtes de 2 à 4 pages, aussi réussies que variées, d’un personnage mythique de la littérature française et internationale.

Critique :

Je ne vous ferai pas l'offense de vous présenter Le Petit Prince, ce conte faussement naïf à la poésie mélancolique et bien plus profond qu'il n'y paraît, à classer aux côtés d'Alice au Pays des Merveilles ou Le Magicien d'Oz. Cet album est donc un hommage, comme son titre l'indique, à base de courtes histoires proposées par de grands noms de la BD où le Prince voyage de planète en planète accompagné de son ami le Renard et où chaque auteur s'évertue à renouer avec la drôle d'atmosphère absurde du livre de Saint-Exupéry.

Forcément, exercice de style oblige, le résultat est inégal et certains artistes se "contentent" de suivre le leitmotiv de la "visite de planètes" par le Petit Prince quand d'autres s'essayent à la philosophie. Cependant, une cohérence certaine se dégage de l'ensemble et aucune histoire ne s'écarte, malgré certains délires, de l'œuvre de Saint-Exupéry.

Ces sketches sont donc une prolongation du conte, teintés de la même candeur apparente parfois empreinte de réflexions sur la guerre, l'amitié, etc. sans égaler, bien sûr, le génie de Saint-Exupéry et se destinent, comme tout hommage, aux fans de l'œuvre originelle.

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X-Men - Apocalypse - La critique

18 Mai 2016, 01:00am

Publié par Norrin Radd

Un choix d'image purement gratuit.

Un choix d'image purement gratuit.

X-Men Apocalypse est le sixième film consacré aux X-Men, en mettant de côté les deux "spin-offs" dédiés à Wolverine. Tel Star Wars, la série se divise en deux trilogies commençant par la fin : la première débutant avec un Professeur X (chauve) vieillissant en fauteuil roulant et la seconde avec la formation des X-Men et un Xavier valide (et chevelu). Apocalypse marque donc la fin d'un cycle avec aux commandes Bryan Singer, qui aura déjà oeuvré sur quasiment tous les X-Men en qualité de réalisateur ou producteur, une série que l'on pourra donc considérer comme sa "grande oeuvre" liée à des thèmes qui lui sont chers (l'adolescence, l'exclusion...).

Logiquement, ce dernier film nous promet donc du grand spectacle avec la présence du plus grand super-vilain affronté par les mutants en la personne d'Apocalypse, qui chamboula à lui seul tout l'univers des X-Men avec le crossover L'Ère d'Apocalypse (qui donna lieu à quelques excellents épisodes mis en scène par Scott Lobdell ou Chris Bachalo), et rien de moins que la promesse d'une fin du monde déjà entraperçue dans Days of the Future Past dans une version "post-apo".

L'introduction est plutôt bien torchée, si vous me passez l'expression, à défaut d'être originale, avec son rituel égyptien ambiance Indiana Jones/Stargate/La Momie, puis comme à son habitude Singer nous démontre qu'il n'a pas son pareil pour exposer des personnages et les rendre crédible en les inscrivant dans la réalité, quitte à prendre de larges libertés avec les origines des X-Men ou à entrer en contradiction avec les autres films. Quant au décor, de la même façon que sur First Class et Days of the Future Past un gros travail a été effectué pour restituer l'époque, ici les années quatre-vingt, afin de nous faire sentir le passage du temps d'un film à l'autre. Ambiance manches relevées et brushing, donc.

Si Oscar Isaac livre une interprétation souvent juste d'Apocalypse, un rôle très "casse-gueule", il faut bien reconnaître que les craintes ressenties en voyant les premières images de son maquillage s'avèrent fondées : on pense souvent plus à un méchant de Bioman, ou Power Rangers si vous êtes plus jeune, qu'à un mutant aspirant à la divinité. Les autres acteurs et actrices, fidèles à eux-mêmes, livrent une bonne prestation (Singer est connu pour sa direction d'acteurs), avec une présence assez importante de Jennifer Lawrence (ce dont on ne se plaindra pas).

On retrouve donc ici toutes les qualités et les défauts de Bryan Singer : du travail appliqué, soigné, beaucoup d'importance accordée aux personnages et aux relations qu'ils entretiennent mais, c'est plus fort que lui, une tendance à lorgner parfois du côté du téléfilm cheap, aussi bien sur le fond que sur la forme. C'est particulièrement flagrant lors des scènes finales quand les héros se retrouvent à discuter, un peu ridicules dans leur costume (dont Psylocke en slip mauve) au milieu d'un décor vide... Un défaut que l'on trouvait aussi dans les Avengers et propre aux "films de super-héros de groupe".

Les scènes d'action n'ayant jamais été son fort non plus, il peut remercier l'équipe des effets spéciaux pour les plans dantesques mettant en scène Magneto. On notera aussi une scène particulièrement ridicule liée à Vif Argent, annihilant tout le climax que le réalisateur était parvenu à mettre en place auparavant. On ne parlera pas non plus d'une sorte d'hommage ou clin d'œil à un classique de Barry Windsor-Smith dont je vous laisse la surprise, qui évoquera plus une parodie avec un acteur en roue libre qu'autre chose...

Bref, après un début magnifique avec X-Men First Class, on a un peu le sentiment d'une baisse de niveau d'un film à l'autre au sein de cette nouvelle trilogie, pour aboutir à cette conclusion relativement convenue et sans surprises malgré tout le soin apporté à l'ensemble, guère au niveau des ambitions affichées.

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