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Balades Cosmiques

critiques

Le Flambeau - les Aventuriers de Chupacabra : la critique

9 Juin 2022, 02:00am

Publié par Norrin Radd

Le Flambeau - les Aventuriers de Chupacabra : la critique

     J'avais ici-même dit tout le bien que je pensais de l'excellente surprise que fut La Flamme, parodie française du Bachelor, elle-même inspirée de la parodie américaine produite par Ben Stiller. La diffusion de sa suite, Le Flambeau, étant maintenant terminée sur Canal +, l'heure est au bilan.

     Le Flambeau délocalise l'action de La Flamme sur une île imaginaire pour en faire une parodie de Koh Lanta. Certaines têtes connues du casting sont de retour dans le même rôle, et d'autres font leur apparition. Première constatation : Jérôme Commandeur reproduit parfaitement les tics de présentation de Denis Brognard, là où avant lui Vincent Dedienne avait su capter la subtile condescendance des présentateurs du Bachelor.

     Ensuite, de nouveaux personnages font tout de suite mouche (la marginale, l'enfant-bulle, le pilier de bistro, l'adepte d'une secte, le parano complotiste, l'influenceur...) quand d'autres tombent un peu à plat, malgré le pedigree de leur interprète (la winneuse, interprétée par Natacha Lindinger, le baroudeur joué par Gérard Darmon...). Autant dire que certains ne semblent pas tout à fait à l'aise avec l'absurdité de l'humour propre à Jonathan Cohen (chose surprenante pour Gérard Darmon, habitué des comédies décalées).

     Les personnages que nous connaissons résonnent, quant à eux, un peu comme une redite boostée à deux-cent pour cent. Un cœur de gorille remplace le cœur de singe de Soraya, Alexandra - en totale roue libre - est toujours folle amoureuse de Marc, Anne est toujours aussi gentille et détestée, Tony Tonic est plus stupide que jamais, et ne parlons pas de Marc... C'est un peu le gros défaut de ce Flambeau : les personnages connus débarquent en mode over the top, sans apporter de réelle plus-value... Et un sentiment de déjà-vu (en mieux) nous gagne parfois. Au rayon des regrets : Jonathan Cohen s'enferme un peu dans son rôle en faisant de Marc un dégénéré irrécupérable. Logiquement, les scènes centrées sur son personnage sont aussi les plus faibles (la télé-novela, le SUV...).

     Les nouveaux remportent donc haut la main la compétition de l'humour, et on peut se demander s'ils n'auraient pas suffi au programme sans avoir à faire appel aux vétérans... Notons au passage qu'ils occupent une grande place dans les moments les plus hilarants du show (le un-deux-trois-Soleil, le concours de cuisine de "farine", l'épreuve des cordeaux...).

     En résumé, Le Flambeau se hisse à la hauteur de La Flamme quand il innove (le personnage de Jean-Guy, Soissons...) et patine dans la choucroute quand il se repose sur ses acquis, mis à part évidemment les scènes d'impro délirantes entre Marc et le Dr Juiphe ! Pour vous faire une idée, le premier épisode est gratuit.

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Obi-wan Kenobi - épisode quatre : la critique

9 Juin 2022, 00:00am

Publié par Norrin Radd

Obi-wan Kenobi - épisode quatre : la critique

     Autant vous prévenir tout de suite, ça risque d'être un peu violent. A trois épisodes de la conclusion de la (mini) série Star Wars, on pouvait s'attendre à du lourd. Et ça commence fort. Ce quatrième épisode s'ouvre sur la trempette d'Obi-wan dans une cuve à bacta, suite logique de son affrontement contre Vader. Or celui-ci ne semble avoir subi aucune conséquence du bûcher (ses poils ne sont même pas brûlés !) et abandonne des soins visiblement inutiles pour partir à la recherche de Leïa.

     Globalement, l'épisode se résume à une énième opération de sauvetage. Des couloirs, encore des couloirs, des Stormtroopers qui se font assommer malgré leur casque et ratent leur cible, des combats toujours aussi mous, des grosses ficelles à la pelle, un Vader qui pète les plombs de façon comique, et un deus ex machina dans un enchaînement d'absurdités dignes de Spaceballs (Mel Brooks). Des clichés en-veux-tu-en-voilà qui ne font pas avancer le schmilblick, pour résumer, sous couvert d'enjeux à deux balles. Qui peut imaginer un instant qu'une petite fille de dix ans va être torturée dans une production Disney ? Et pourtant, il y avait tant à faire ! Pourquoi ne pas développer l'attirance entre Obi-wan, nu et vulnérable dans sa cuve à bacta, et la femme qui l'a sauvé, cheveux détachés et féminité affichée, visiblement seule après avoir consacré sa vie à l'Empire ?

     Remplissage et fan-service à gogo, donc. Obi-wan, qui refusait jusque-là d'utiliser son sabre-laser, multiplie les figures inutiles pour faire le kéké, et personne ne sent sa présence dans un lieu truffé d'êtres sensibles à la Force. Pour conclure en beauté, on nous sort les violons pour marquer la mort d'un personnage dont on ne sait absolument rien et dont on se contre-fiche... Plus que deux épisodes pour sauver les meubles !

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Obi-wan Kenobi - épisode trois : la critique

2 Juin 2022, 00:00am

Publié par Norrin Radd

Obi-wan Kenobi - épisode trois : la critique

     Décidément, Obi-wan surprend par son ton résolument sombre et nihiliste, peut-être en réponse aux critiques ayant étrillé The Book of Boba Fett. Kenobi apparaît de plus en plus comme un vagabond affaibli, sale, parfois lâche, voire même fou quand il est victime de visions. Un parti-pris audacieux en rupture avec ce que les fans attendaient, ce dont on ne se plaindra pas. Après tout, la nouvelle trilogie était victime de son manque d'audace, et on aurait apprécié un tel traitement pour Luke Skywalker (qui, dans The Last Jedi, est aussi fou et lâche, mais de façon caricaturale).

     Dans ce troisième épisode, la série confirme son orientation vers un trip d'escorte galactique (à ne pas confondre avec un road trip d'escorts en Thaïlande). Dans la même logique que dans The Mandolorian (lui-même inspiré de Baby Cart, lui-même inspiré de Lone Wolf & Cub), le maître jedi fait office de garde du corps un peu largué par les événements, loin du général Kenobi de la Guerre des Clones. Il passe son temps à fuir, peine à utiliser la Force, commet des gaffes, et provoque l'empathie du spectateur attaché au personnage depuis des décennies.

     Obi-wan Kenobi est donc une série résolument mature, et incroyablement violente, mais non exempte de défauts. Les scènes d'actions sont d'une platitude absolue, la photo souvent bien trop sombre, et le casting repose essentiellement sur le talent d'Ewan Mc Gregor. Mais surtout, chose surprenante, vu la note d'intention consistant à faire de Kenobi un anti-héros : elle affiche un fan-service un peu trop appuyé.

     A partir d'ici, je me vois contraint de spoiler un peu. L'exploitation du personnage de Leïa peut se comprendre. Après tout, nous ignorions jusque-là comment elle pouvait connaître un ermite en exil sur une planète désertique. Ce d'autant plus que l'actrice est parfaite, et que son jeu s'inscrit dans la continuité de celui de Carrie Fisher. Là où le bât blesse, c'est quand Darth Vader nous apparaît dès le troisième épisode pour un duel infernal (au sens propre) après seulement quelques plans d'introduction. Certes, la série ne compte que six épisodes. Certes, Vader est plus effrayant que jamais. Certes, sa voix est assurée par le légendaire James Earl Jones, voix originale du seigneur Sith depuis 1977. Mais il apparaît un peu comme un cheveu sur la soupe (dsl pour toutes ces expressions désuètes). En outre, comment justifier un Kenobi à ce point dominé, alors qu'il tiendra en respect Vader dix ans plus tard dans l'Étoile Noire ? Par ailleurs, celui-ci lui faisait remarquer que lors de leur dernière rencontre, il était l'élève et Kenobi le maître, ce qui n'est visiblement pas le cas...

     Bref, Obi-wan Kenobi excelle en relatant le chemin de croix et la déchéance - psychologique et physique - d'un archétype de "vieux sage" qui dut affronter ses propres démons avant de former Luke Skywalker. La série nous rappelle ainsi que nous sommes alors à l'apogée de la puissance de l'Empire, dix ans après sa proclamation et dix ans avant sa chute. Le sentiment d'oppression et de fuite en avant est bien là, la tension est palpable, mais la série pêche toutefois par quelques facilités et un manque d'aptitude au grand spectacle. Tout cela sonne un peu comme un fan-made, là où The Mandalorian ressemblait parfois à un long métrage. Encore trois épisodes où, quoi qu'il arrive, on sait d'ores et déjà que Kenobi, Leïa et Darh Vader survivront, mais on ignore encore comment.

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Obi-wan Kenobi - épisode un et deux : la critique

28 Mai 2022, 00:00am

Publié par Norrin Radd

Obi-wan Kenobi - épisode un et deux : la critique

Alors, c'est bien ou pas ?

     Et c'est parti pour la nouvelle nouvelle nouvelle série Star Wars, avec ces deux premiers épisodes livrés simultanément. Commençons par les sujets qui fâchent. Comme le laissait craindre le trailer, les inquisiteurs font davantage penser à un concours de cosplay qu'aux terribles chasseurs de jedis de l'Empire. Pour ne rien arranger, le jeu de Moses Ingram, la "Troisième Sœur", apparaît vite... disons embarrassant (elle a avoué ne rien connaître à l'univers Star Wars, et ne trouve jamais le ton juste). Ensuite, certaines scènes sont désespérément cheaps, notamment la poursuite dans les bois (où les acteurs courent au ralenti pour ne pas rattraper une petite fille), qui nous évoque ce grand moment que fut la poursuite à scooters de The Book of Boba Fett.

C'est nul alors ?

     En mettant de côté ces petits désagréments, après deux épisodes, la série apparaît plutôt plaisante. D'abord, ça fait toujours plaisir de retrouver Ewan Mc Gregor. Tenir un rôle sur vingt-trois ans, pour "passer le relais" à un acteur déjà mort lorsqu'il a commencé à incarner son rôle, n'est pas si courant. Ce d'autant plus que Mc Gregor (51 ans) fait évoluer son jeu, et le jeune padawan transparent de La Menace Fantôme ressemble aujourd'hui de plus en plus au Alec Guiness (63 ans) d'Un Nouvel Espoir. A la manière de Robert Niro singeant Marlon Brando dans Le Parrain II, il modifie sa voix, se rapproche de l'attitude un peu désabusée, nonchalante du vieux Kenobi reclus dans le désert.

     Par ailleurs, le maître jedi - et c'est là toute l'audace de la série - est davantage présenté comme un déserteur fatigué et aigri que comme un vaillant chevalier attendant son heure. Il vit en ermite, pour ne pas dire en vagabond (un jawa l'interroge sur son hygiène !), et refuse son aide à tout le monde. L'antipathie de l'oncle Owen envers Kenobi prend alors tout son sens, quand ce dernier apparaît comme un vieux fanatique obsédé par sa mission.

Star Wars et l'art du "bouche-trous"

     A l'image des autres productions Star Wars, les trous narratifs sont ainsi comblés et nous comprenons mieux pourquoi Leïa tient tant à demander l'aide de Kenobi dans Un Nouvel Espoir, alors qu'il est censé être mort et que personne ne sait qu'il se trouve sur Tatooine. Globalement, l'intrigue tient la route, et nous démontre que l'exil de Kenobi ne se limita pas à du camping dans le désert. Sans spoiler, l'aventure se délocalise rapidement pour devenir une sorte de Prix du Danger inscrit dans le Star Wars Universe (une chasse à l'homme en milieu urbain, pour les plus jeunes). Un concept excitant, surtout dans la mesure où Kenobi forme un duo improbable avec un personnage inattendu. Mais je n'en dirai pas plus. Toujours est-il que le ressort humoristique fonctionne parfaitement, grâce à la complicité des deux comédiens.

Le retour du jedi

     De plus, la série joue avec nos nerfs en retardant l'instant fatal où Kenobi doit utiliser la Force et son sabre-laser, point de non-retour prouvant sa nature de jedi. Un autre pari audacieux car, après tout, il s'agit-là de ce que le fan moyen attend depuis longtemps. A ce niveau, Obi-wan Kenobi évite le piège du fan-serviceEn outre, Obi-wan surprend également avec quelques scenes assez violentes, entre mutilations et pendaisons, là où on s'attendait à un programme gentillet.

     La série est-elle une réussite ? A ce stade, il est un peu tôt pour le dire. L'erreur du casting de la némésis de Kenobi lui nuit grandement, mais rappelons que Darth Vader est au programme et qu'elle n'est sans doute pas destinée à perdurer. Dans tous les cas, la série se hisse au-dessus de ce que j'en attendais.

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Top Gun 2 - Maverick : la critique

26 Mai 2022, 00:00am

Publié par Norrin Radd

Top Gun 2 - Maverick : la critique

Eighties forever...

     Maverick débute comme un hommage, avec une séquence d'ouverture reproduisant plan par plan l'introduction culte de Top Gun (le film est d'ailleurs dédié à Tony Scott dans son générique de fin). L'exposition d'items iconiques (le blouson, la moto...) confirme ensuite la note d'intention, au risque de faire passer le film pour un remake nostalgique des eighties. Ce qu'il n'est pas.

Tom Gun

     Très vite, le script se démarque en jouant le contre-pied. Contre toute attente, Maverick n'est pas plus un remake à l'odeur de naphtaline qu'une ode à la gloire de Tom Cruise. Pour mémoire, l'acteur était âgé de vingt-cinq ans en 1986, date de sortie du premier Top Gun. Trente-six ans plus tard, c'est la soixantaine fringante qu'il aborde cette suite en n'hésitant pas à suivre les conditions d'entraînement d'un pilote de chasse pour filmer les scènes de vol en conditions réelles.

Que sont nos héros devenus ?

     Fidèle à lui-même, et incapable de s'intégrer à notre époque, Maverick est devenu un outsider incarnant les années quatre-vingt, en décalage avec un monde morose qui ne lui correspond pas. Refusant les promotions pour continuer à piloter, célibataire, sans enfants, il consacre sa fin de carrière à son job en tant que pilote d'essai, risquant sa vie dans des vols suicidaires, à la manière de Martin Riggs cherchant la mort en service dans L'Arme Fatale.

     Astucieux, le scénario replace Maverick dans le bain Top Gun pour le confronter à une nouvelle génération de pilotes. Raillé, traité de grand-père, le vieux briscard leur apprend à se surpasser en brisant les règles (il commence par jeter à la poubelle le manuel de vol !), et injecte de la folie dans leur façon de piloter très formatée. Faut-il y voir une critique du cinéma actuel, et de la culture populaire en général ? Toujours est-il que, si au sol Maverick est un has been, dans le ciel il reste un dieu.

Highway to the danger zone

     Là où Maverick surclasse Top Gun, c'est en proposant un véritable enjeu. Le premier film ne montrait, en fin de compte, que des séances d'entraînement, validées par un affrontement improvisé en conclusion. Or Maverick s'articule autour d'une mission (impossible), briefée dès le début. À mission folle pilote fou, et c'est tout naturellement que l'on va chercher Maverick pour la mener. Cette logique de jeu vidéo façon Ace Combat (images de synthèse inclues) fait parfaitement le lien avec notre époque technologique, et après avoir entendu parler pendant une heure de cette fameuse mission dans tous ses détails, le spectateur se retrouve calé au fond de son siège (oui, comme au Futuroscope) et remonté à bloc lorsqu'elle débute. Mais nous y reviendrons, dans un paragraphe largement consacré aux spoilers.

Une histoire de transmission

     Comme nous l'avons vu, les clins d'œil au premier film sont légion (la scène de foot sur la plage !), mais s'intègrent de façon organique au récit, et sont au service du déroulé narratif. Ainsi, le fils de Goose, mort tragiquement lors d'une éjection dans Top Gun, fait figure d'axe central de l'intrigue. Maverick, tenu pour responsable, se retrouve en conflit avec le fils devenu pilote, et devra gagner son respect. Et pour des pilotes, le respect se gagne en vol.

     Dans le même ordre d'idée, on notera aussi l'apparition de nombreuses têtes du casting original, dont l'une très émouvante dont je vous laisse la surprise.

ATTENTION A PARTIR D'ICI CA SPOILE

     Cette surprise concerne l'apparition d'Iceman, devenu amiral. Le scénario intègre la maladie de Val Kilmer, atteint d'un cancer de la gorge, car celui-ci ne peut dorénavant s'exprimer qu'à l'aide d'un clavier et d'un écran. Le "dialogue" entre Iceman et Maverick confirme alors l'idée de transmission, car il s'agit plus, à proprement parler, d'une discussion entre Val Kilmer et Tom Cruise.

     Les deux hommes ont en effet connu un parcours de star similaire et parallèle. Or, là où Kilmer a dû arrêter sa carrière en raison de son cancer, Cruise a continué, à la façon de Maverick, en sacrifiant sa vie privée et en prenant des risques avec sa vie (il assure lui-même ses cascades). Le "let it go" d'Iceman prend alors tout son sens, quand il conseille à Maverick de se mettre en retrait et de laisser la nouvelle génération prendre le relais.

     Concernant le final, je ne saurais toutefois cacher ma surprise face à un épilogue de mission WTF, mais tellement fun qu'il ma totalement embarqué. Après s'être sacrifié pour sauver le fils de Goose, Maverick se crashe. Celui-ci vient le sauver en désobéissant aux ordres (à la façon des 80's), et se fait shooter à son tour. Et voilà nos deux hommes à pied, en territoire ennemi (qu'on évite soigneusement de citer), qui profitent du chaos ambiant pour entrer dans la base de leur adversaire. Et qu'y trouvent-t-ils ? Un bon vieux F14 Tomcat des années quatre-vingt ! Maverick prend les commandes avec le fils de Goose comme co-pilote, et se retrouve à affronter des avions de chasse dernière génération avec son vieux coucou.

     Le F14, fleuron technologique des années quatre-vingt, devient ici un élément comique vu le décalage affiché avec les F18 actuels. Nous découvrons à cette occasion que le Tomcat est rempli d'interrupteurs, de boutons, et que ses munitions sont affichées avec un compteur de magnétophone ! Toutefois, Maverick retrouve alors son arme de prédilection, un outil quasiment dénué d'électronique laissant toute latitude au pilote.

     Le film renoue alors, encore une fois, avec le premier en réunissant le duo, et exploite en plus de cela tout son concept "freestyle des années quatre-vingt vs formatage des années deux-mille". Là où (au risque de sur-interpréter) les pilotes ténébreux et anonymes de Top Gun incarnaient l'URSS, leurs successeurs semblent représenter une époque froide et impitoyable. Malgré son infériorité technologique, Maverick enchaîne alors des figures qu'aucune école de vol n'oserait enseigner, et déstabilise les pilotes ennemis habitués au "dog fight" classique ! En l'absence de radar, Rooster doit le guider, et se voit ainsi contraint d'assumer le rôle de son père dans un passage de relais où deux générations doivent travailler ensemble - et non se tirer dans les pattes - pour survivre.

C'EST BON VOUS POUVEZ REPRENDRE

     Que dire d'autre... si ce n'est que, aimé ou détesté, Tom Cruise reste un acteur exceptionnel au jeu toujours juste... Ou bien que les acteurs sont filmés en vol, et que l'on voit nettement la différence quand leur peau s'écrase littéralement sous l'effet des G... Rien n'est fake, et ça se voit.

     Bref, un film intelligent, on ne le répétera jamais assez, qui ressemble à une réponse en pied-de-nez à une époque, quand la liberté d'esprit et de ton des années quatre-vingt donne une leçon de fun à une époque où sortir des clous du formatage expose à la vindicte et l'exclusion. "Là-haut, si tu penses, t'es mort !"

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