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Avatar 3 - De Feu et de Cendre : la critique
Avatar 3 prend la suite directe d’Avatar 2, là où Avatar 2 suivait une ellipse laissant le temps à la famille de Jake et Neytiri de grandir. Comme il se doit, dans ce nouvel épisode, les Navis ne tardent pas à se faire réréréattaquer par les méchants militaires. Attention, ça va spoiler un peu.
Les mauvaises langues vous diront qu’Avatar raconte toujours la même histoire. La fuite en avant aux airs d'Apocalypto d’une famille d’indigènes, mis sous pression par une colonisation militaire brutale. Comme toutes les colonisations, à vrai dire... Toujours le même méchant (sous différents aspects) motivé par une haine irrationnelle, et toujours la même bataille finale menée par des militaires obtus qui n'apprennent rien de leur échec.
Par ailleurs, le concept du premier Avatar n'était déjà pas follement original. L'idée d’un étranger adoptant les coutumes d'une tribu jusqu'à l'intégrer est déjà présent dans le Cycle de Mars, Dune, Laurence d’Arabie ou Danse avec les Loups. Notons au passage que le film emprunte beaucoup aux cultures amérindiennes, jusque dans les cris de guerre et la "coupe du scalp".
En réalité, cette histoire de lutte des civilisations (industrielles contre naturalistes) a toujours été l’occasion (ou un alibi) de faire découvrir un monde et ses peuplades à un Jake paralysé mais connecté (et donc au spectateur en immersion), à la manière d’un open world. Par conséquent, c'est dans la référence au jeu vidéo, via son titre même ou la connexion des Navis entre eux et à la Nature grâce à leur natte (ersatz de câble USB), qu'il faut voir toute l'originalité d'Avatar.
Après la rencontre avec une autre tribu de Pandora dans Avatar 2, nous découvrons ici qu'il existe des méchants Navis. Une horde de pseudo-Iroquois, menés par une espèce de sorcière incarnant la dualité Eros/Thanatos. En quelque sote, le côté obscur des Navis, un Anakin Skywalker féminin devenu Vador. Avouons-le, un personnage de dominatrix bien sexy et sadique comme on les aime superbement interprété par Oona Chaplin (oui, j'ai eu un crush). Le nouvel enjeu, derrière l'éternelle invasion de Pandora par des militaires, va donc cette fois reposer sur des jeux d'alliances.
Mais Avatar, c'est aussi une histoire de famille. J'avais reproché au second film son aspect film de vacances des 80's, et James Cameron enfonce le clou en s'attardant sur ce groupe d'ados, au final attachant. Si Jake était le premier héros du film, on comprend sa volonté d'avoir laissé ses enfants grandir hors champ pour faire d'eux les éléments centraux des suites, en particulier avec le personnage messianique de Kiri. Les Avatars sont des films d'initiation rituelle, et le rite de Jake étant accompli c'est au tour de ses enfants, y compris les non-Navis (Spider, personnage assez horripilant), d'apprendre à vivre en osmose avec la Nature.
Ce qui nous amène au troisième thème, et le plus important : la Nature. Ou plutôt notre rapport à la Terre. Longtemps considéré comme l'expert du cinéma d'action bourrin (voire un militariste fasciné par les guns), Cameron s'est découvert sur le tard une passion pour la Nature (depuis Abyss, pour être honnête). Une passion ou une obsession, qui le pousse à vivre dans une maison isolée en bois et à ne tourner que des Avatars depuis Titanic (deux autres films sont prévus). Les inspirations issues des traditions chamaniques, effleurées dans les autres films, sont d'ailleurs incroyablement riches, jusqu'à nous plonger à l'intérieur même de la conscience de Pandora avec des scènes hallucinées que n'aurait pas reniées Ian Kounen ou Gaspard Noé.
La saga Avatar est sans doute la plus personnelle de toute sa filmographie, et on note d'ailleurs plusieurs fois le regain d'intérêt de Jake (l'avatar de James Cameron) pour les armes à feu, qui lui paraissent la solution la plus simple pour lutter contre la barbarie militaire. Armes qui, finalement, seront retournées contre lui et les siens. Faut-il voir là un questionnement du réalisateur ? Une façon honnête et sincère de lutter contre ses pulsions guerrières ?
Selon toutes ces logiques, le film est assez jusqu'au boutiste (une qualité selon moi) et se permet ainsi quelques passages audacieux (surtout pour un Disney) : des alliances contre-nature improbables entre ennemis, des trips shamaniques hallucinés sous psychotropes, une référence au sacrifice d'Isaac par Abraham, des auto-références à Aliens, Titanic ou Abyss, une hélice ADN géante reliant la terre au ciel, un clin d'œil à la fin de 2001, et même une pseudo scène de sexe SM sous substances… Le réalisateur n'hésite d'ailleurs parfois pas à briser le quatrième mur, notamment lors d'une scène de rituel, comme si la sorcière s'adressait directement au spectateur.
Bref, pour résumer, même si comme moi vous en avez un peu marre des Avatars, et que ça dure 3h17 (faites pipi avant), Avatar 3 c'est un truc à voir. Le film n'est pas pour autant parfait. Comme nous l'avons évoqué, le personnage du Colonel est assez caricatural et ses motivations trop basiques (mais pourquoi est-il aussi méchant ?). En outre, malgré sa détestation (on peut même parler de racisme) envers les Navis, il n'hésite pas à avoir une relation avec ce qui le dégoûte. Spider est agaçant, avec ses airs de surfeur californien au parlé djeun. Le rythme est assez mal équilibré, trépidant en première partie mais accusant des longueurs en deuxième partie. Enfin, la narration est parfois confuse, on ne sait plus trop où on en est dans les intrigues parallèles.
Sinon, je n'ai pas abordé la forme, mais sachez que visuellement le film est juste dément. Textures, expression des visages, effets d'ombre et de lumière, représentation de l'eau, du feu… La technologie de Wetta ne cesse de progresser, et enterre tous les films Marvel.
Madden : le teaser
Nicholas Cage peut jouer n'importe quoi, n'importe comment. C'est pour ça qu'on l'aime. En attendant son Spider-Man Noir, une version alternative polar hard boiled du tisseur, le voici dans Madden.
John Madden, inconnu chez nous, à part dans un jeu vidéo des 80's, est une légende du football américain. Non pas en tant que joueur, mais en tant qu'entraîneur.
Je dois avouer que le visionnage en boucle du teaser est un petit plaisir coupable de fin d'année, vu le look improbable de Cage avec ses faux airs de Trump... Peut-être une future adaptation ?
Avengers - Doomsday : le teaser (1)
Ca commence à bouger, du coté d'Avengers - Doomsday. Je ne vous cache pas une certaine lassitude envers les productions Marvel... Mais bon, on parle du Dr Doom, le Dr Fatalis, le super vilain ultime... En outre, le film (ainsi que Fantastic Four et le prochain X-Men) introduira Secret Wars, le premier crossover historique de Marvel. Tout ça mérite l'intérêt.
On a déjà eu un premier aperçu de Doom, étonnamment fidèle à celui des comics. C'est déjà bon point. On nous a confirmé que Robert Downey Jr, son interprète, sera bien défiguré. Une première affiche est en ligne, histoire d'alimenter les analyses. Mais surtout, le premier teaser, diffusé avant Avatar 3, en maintenant en ligne. Il est consacré à Captain America, et le prochain dédié à Thor semble avoir fuité. Vu qu'ici, on ne diffuse pas les leaks, il va falloir patienter.
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