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Balades Cosmiques

Le Black Friday sur le Playstation Store : c'est parti !

26 Novembre 2025, 01:00am

Publié par Norrin Radd

Le Black Friday sur le Playstation Store : c'est parti !

Les offres sont tellement nombreuses (4250 !) que l'on se contentera d'un lien, mais pour le coup certaines offres sont plus qu'intéressantes, avec des réductions allant jusqu'à moins 75%.

On retiendra les plus impressionnantes, comme Mafia Trilogy à 11,99€, l'extension Robocop - Rogue City à 17,99€, Sniper Elite 5 à 11,99€, Mass Effect édition légendaire à 6,99€ (soit 90% de réduction !) ou Settlers - New Allies à 11,99€.

Ca se passe ici.

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Marsupilami : la bande-annonce

24 Novembre 2025, 01:00am

Publié par Norrin Radd

Marsupilami : la bande-annonce

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Teenage Mutant Ninja Turtles : la figurine Mondo

23 Novembre 2025, 02:00am

Publié par Norrin Radd

Teenage Mutant Ninja Turtles : la figurine Mondo

MondoVerse nous dégaine une figurine de Donatello inspirée des films des années 80, à 250$ tout de même. Ca sort le 2 décembre, toutes les infos ici.

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The Running Man : la critique

23 Novembre 2025, 01:00am

Publié par Norrin Radd

The Running Man : la critique

The Running Man est la seconde adaptation d’un roman de Stephen King, paru sous son pseudo des débuts (Richard Bachman). La première (1987), signée Paul Michael Glaser (Starsky) et avec Arnold Schwarzenegger, est restée dans les mémoires pour les mauvaises raisons, en tant que nanar kitch.

The Running Man appartient au genre de la satire, et plus particulièrement au registre du « jeu mortel », bien avant Hunger Games et Squid Games. Un exercice extrêmement difficile à maîtriser, car il joue aussi bien sur le plan de la critique sociale que de la caricature, avec un effet de loupe grossissant les tares de la société. Rares sont les réalisateurs à y exceller, si ce n’est quelques génies comme Stanley Kubrick (Orange Mécanique), Paul Verhoeven (Robocop) ou Kinji Fukasaku (Battle Royale).

À l’évocation de ce thème, et de sa spécificité (le jeu télé), on ne peut éviter la comparaison avec le cultissime Prix du Danger (1983). Cependant, vu le contexte de science-fiction surréaliste (un peu daté) du roman de King, la force évocatrice penche inévitablement en faveur du chef d’œuvre d’Yves Boisset, qui reste terriblement d'actualité en terme de critique sociale. Ce film, adapté d’une nouvelle de Robert Sheckley (the Price of Peril, 1958), s’avérait en effet bien plus visionnaire et réaliste que l'histoire de King, et donc impactant. À contrario du Running Man grotesque avec Schwarzy en pyjama, cette fable urbaine se révélait déjà terrifiante dans sa froide description d’un jeu télévisé sans pitié, à peine extrapolé par rapport à notre époque.*

Edgar Wright semblait tout indiqué pour la tâche, de par sa capacité à traiter avec une maestria visuelle des films parodiques, dans le respect des genres abordés (le film de zombi avec Shaun of the Dead, le policier avec Hot Fuzz…). Doté d’un sense of humor très british digne des Monty Python et d’une maîtrise technique certaine (il a d’ailleurs longtemps été associé au Ant-Man de Marvel), le réalisateur avait le profil parfait pour cette histoire menée à cent à l’heure sur fond de lutte des classes. En outre, son origine anglaise lui permettait d’avoir un certain recul par rapport à un concept inspiré des shows de télé-réalité américains.

Ça commençait pourtant mal, avec des trailers dénaturant le propos du film, vendu comme une sorte de comédie déjantée dans la continuité de ses autres films. The Running Man n’est en effet pas censé être une histoire drôle, mais la fuite en avant d’un homme traqué par des psychopathes. Le début du film ne rassure pas davantage, avec une exposition peu subtile extrêmement lourdingue : un chef de service antipathique, une petite fille malade, pas d’argent pour les soins, une chaussette de bébé perdue, et tout le pathos imaginable… Promis, je ne m'inscrirai pas à The Running Man ! Sortez les violons ! Heureusement, le recrutement du candidat arrive sans tarder, et l’histoire s'accélère alors pour trouver rapidement son rythme (effréné), qui ne ralentira pas avant le final.

On peut alors constater qu’Edgar Wright a compris les deux facteurs essentiels à ce type de film si particulier : la nécessité d’un rythme trépidant sans baisse de régime, et une mise en scène collant à la « formule TV ». Dans cet exercice, il excelle, et on a véritablement l’impression désagréable de regarder une émission télé de mauvais goût. Wright multiplie les clips façon MTV, les fausses pubs à la Robocop, les parodies de trash TV en mode Kardashian family, n'hésite pas à briser le quatrième mur (quand l'acteur s'adresse à la caméra) et s'amuse comme un fou en tirant à balles réelles sur un monde cathodique devenu une parodie de lui-même, en forçant à peine le trait pour souligner sa médiocrité (cf. l'animateur suintant la suffisance et l'hypocrisie). Tout est spectacle et manipulation, les règles du show changent en fonction des évènements pour obéir à la seule règle d'or valable, celle de l'audience. Il recycle ainsi les codes du jeu vidéo (notamment le RPG) en relatant une histoire scriptée par la production, laissant assez de latitude au joueur pour lui donner une impression de liberté.

Dans cette optique, il exploite assez habilement les possibilités offertes par la technologie actuelle (drones, IA, deep fake…) pour utiliser les candidats de Running Man comme des pions sacrifiés au dieu Audimat, orientant l'opinion du public comme le font certaines chaînes d'"informations" en pointant du doigt des boucs émissaires, victimes exutoires pour tous les frustrés de la société. Une méthode bien connue pour détourner le regard des vrais responsables.

Écrit en 1982, The Running Man décrivait un futur tel qu’on l’imaginait dans les années 80. Cette précision explique un reproche que l’on pourrait adresser au film, où le « monde de demain » est en réalité un présent alternatif au nôtre. Le contexte surprend ainsi par un pouvoir démesuré accordé à une télévision omniprésente (alors que plus personne ne regarde la TV aujourd’hui, mis à part Madame Michu) et une absence d’Internet et des réseaux sociaux (si ce n'est l'émission dissidente du résistant, diffusée on-ne-sait-où). Il fait mouche, en revanche, dans la description d’un marché du travail sans pitié et déshumanisant, et à une stigmatisation du prolétariat et des chômeurs (qualifiés de « parasites » à plusieurs reprises). À lire certains commentaires sur les réseaux sociaux (dans notre réalité), on imagine sans peine qu’une telle émission trouverait des volontaires pour traquer ses candidats…

The Running Man échoue donc sur certains points, notamment au niveau du charisme du héros et de ses motivations noyées dans le pathos. Edgar Wright n’est pas très bon, et change constamment de registre émotionnel sans raison logique, si ce n'est pour nous faire comprendre qu'il est UN HOMME EN COLERE ! C'est assez gênant, dans une intrigue où tout repose sur l'identification au héros et l'empathie. Gérard Lanvin était cent fois plus efficace à ce niveau dans le Prix du Danger, tant il donnait l'impression de véritablement jouer sa vie.

Le film souffre également de quelques problèmes dans sa gestion de l’espace et du temps (on saute parfois du coq à l’âne). Les chasseurs semblent ainsi se téléporter d'un point A vers un point B en traversant le pays, surgissant cinq secondes après avoir repéré leur cible…

Enfin, le discours social est décidément trop appuyé, trop caricatural. C'est un peu le risque encouru avec la satire : dépasser la limite. La population est bienveillante envers Richards, du moins les pauvres (comme s'il existait une solidarité de classe, c'est bien connu !), les rednecks de l'Amérique profonde sont forcément des traîtres, et le discours moralisateur à la "petite bourgeoise" est d'une lourdeur abominable (elle est complice du totalitarisme car elle porte un foulard de grande marque). On repassera pour la subtilité.

Il réussit en revanche sur le reste, surtout au niveau de la forme et de l'action. La Traque est omniprésente, et ne lâche pas d’un pouce un personnage auquel on est malgré tout forcé de s’identifier. Ben Richards exploite son expérience de prolo et multiplie les subterfuges pour y échapper alors même que le réal' utilise tous les moyens imaginables pour traduire l’observation, le contrôle et la manipulation d’une chaîne TV qui semble plus influente que l’État lui-même. Les scènes d'action, portées par une musique dans l'esprit 80'S/90's sont véritablement réussies, et c'est bien le moins qu'on attendait de ce type d'histoire. Mieux : elles surprennent. On s'y attend, mais leur déroulement ne se passe jamais comme prévu, et ces petits tours de passe-passe renforcent l'identification à un personnage constamment sur le fil du rasoir. Dommage que les trailers spoilent la plupart d'entre elles...

Hélas, le final est assez décevant, voire même incohérent. Le twist est sympathique, car cohérent avec la logique du "on ne peut pas gagner contre la chaîne". Néanmoins, dans l'épilogue, et sans spoiler, on y retrouve ce problème récurrent de gestion de l'espace et du temps, quand plusieurs évènements incompatibles sont censés se dérouler simultanément. En outre, sur le fond, tout cela paraît un peu trop fleur bleue, alors même que l'on nous a exposé par A + B que le network manipulait le public à sa guise et qu'il gagnait quoi qu'il arrive, tant que le programme était ponctué de violence. À quel moment Ben Richards devient-il subitement un Che Guevara capable de se téléporter n'importe où tel un super-héros ?

Mais ne vous y trompez pas, j'ai pris un réel plaisir devant The Running Man, du moins pendant la période du jeu, du recrutement au "décrochage" du héros. Il y a sans doute de quoi s'inquiéter, car je dois être la cible idéale du programme…

 

* On y voyait des "traqueurs" exploser un chômeur à coups de rame avant de l'exhiber comme un trophée, alors que sa femme assistait au supplice en direct sur le plateau de l'émission.

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Return to Silent Hill : le trailer (3)

21 Novembre 2025, 01:00am

Publié par Norrin Radd

Return to Silent Hill : le trailer (3)

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